Mon portrait par Lucile Quillet (Street Press)

Amir Alexander A. Un triple A hybride qui en dit long sur ce spécimen de la génération Y. Parti en quête d’identité dans un monde globalisé, il se dit aujourd’hui très parisien. Rencontre à 360°.

L’œil vif, chaussures bateau et barbe brune de trois jours, Amir Alexander est un barroudeur à la gueule de gendre idéal, ficelant très bien son discours. Normal pour ce lobbyiste qui, plus jeune, partait en mission humanitaire au Togo et au Cambodge. Les voyages, il a ça dans le sang.

Sa mère allemande et son père algérien se rencontrent quand ce dernier lui demande l’heure sur les marches d’une cathédrale à Salzburg. Quelques années plus tard, ils s’installent à Paris. Né du mix du cumin et de la bière dans le pays du vin et du fromage, on suppose la digestion identitaire un peu rude. Que nenni, il se dit lassé de la prétendue schizophrénie des descendants d’immigrés, le cul entre deux chaises. Lui les a soudées pour être plus stable, après être allé voir ailleurs s’il y était.

PASSEPORT PLEASE?

Son identité, il la recherche lors de voyages, en Chine, ou Europe de l’Est à la rencontre d’écrivains exilés mais aussi à New York. « C’est comme dans les séries télé sauf qu’on se prend une grosse claque. » avoue-t-il. Là-bas, il s’approprie le terrain en copinant à ses heures perdues avec les portiers kosovars ou philippins de Manhattan*.

Soudain, on passe du « je » au « nous ». Sa copine est, elle, d’origine belge. Le couple quadrinational part apprendre l’arabe à Münster, en Allemagne, avant de filer direction la Jordanie. Choc culturel assuré. Il plie bagages et rentre au pays en fils prodigue.

« DEPUIS MON RETOUR, JE SURKIFFE LA FRANCE »

S’il se disait autrefois citoyen du monde, « ces voyages m’ont ramené à mon identité très française ». Ancien control freak, il cesse de « fuir pour se prouver des choses » et conclut que l’important c’est être bien de là où l’on vient. Son prochain projet? Interviewer les conducteurs du métro parisien. Du triple A multinational au triple A local, il n’y a qu’un pas.


*www.nydoormen.blogspot.com

A lire sur Street Press ici

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